Exposition 'le goût de l'invisible'
Janvier 17
Exposition « Le goût de l’invisible » de David Robesson & Éric le Bot  en résidence d’artiste.
Du 2 Décembre 2016 au 13 Janvier 2017.
Elle se prolongue jusqu'au 30 janvier 2017
La Commanderie de Lacommande.
Tous les mercredis, samedis et dimanches de 14 h à 18 h. Entrée libre.
 
Vernissage le vendredi 2 décembre 2016 à 18h30 à la Commanderie de Lacommande.
 
 
David Robesson, photographe-plasticien & Eric Le Bot, écrivain, fidèles à leur collaboration artistique dévoileront, pour LACOMMANDE, 21 images & 21 haïkus.

Amateurs de productions visuelles édulcorées et aventureuses, ils ont publié récemment l’Autoportrait Imparfait, œuvre de matériaux composites, constituée de photographies, de montages et de fiction littéraire.
 
 
David Robesson prépare pour 2017 Eric Le Bot publiera son nouveau roman
une nouvelle exposition à Érevan en Arménie lequel traite notamment d’art contemporain
(des œuvres sont visibles sur : creatig.fr). en 2017.
Son dernier Roman, Le Cousin de Bruegel,
a été publié en 2014 aux Éditions in 8.
 

21 + 1 ? 21 haïkus + un ; 21 poèmes, peut-être 22, presque sans consistance, presque sans poids, sans ponctuation, presque sans structure, à vrai dire, presque pas des poèmes ; des lettres cherchant un point de fuite.

Sous couvert de cette légèreté, ces contractions, ces risées, ces spasmes devenus signes, ces concrétions sans volume n'échappent pas à un singulier centre de gravité à l'intérieur de celui qui s'en remet à cette soudaine expérience du vide. Quel est le poids d'un haïku ?

Pas même celui du morceau de papier qui le porte sur la page, à l’appui du support, de l’encre sur l'envers de la rétine ; tout juste celui de quelques mots jetés à la surface, en mémoire d’une trace, en rappel d'une présence, d'un effacement, d’une ombre, de quelques grains de sable lancés sur un papier de soie.

Dans ces contrées désertées, l'esprit devient si rare, si aigu, si précis et si vaste ; à peine un souffle, un soupir ; tout juste une respiration. Impossible à photographier. Aussi bien poser la question, quel est le poids d'une âme ?

21 grammes ?... Duncan Mac Dougall, étrange médecin métrologue, numismate ou haltérophile du début du 20 ème siècle aurait réussi à en peser le poids, en creux, par déduction, par soustraction... On pense au tableau de Quentin Metsys, Le prêteur et son épouse.

Certains pourraient préférer entretenir le principe d’incertitude et opérer une conversion.

Pourquoi pas 21 haïkus ? ou 21 haïkus + 1 ?... un supplément ? un oubli ? un rêve ? une grâce ? ce qu’on transmet ? ce qu’il reste ? celui qui s’ajoute ? celui auquel on trouvera toujours une place ? Qui peut savoir ? Le voyageur, le pèlerin sur les chemins de Saint-Jacques, l'homme de passage, à la fois poids et unité de mesure sans cesse à inventer ; un photographe du néant, de l'infime, de la densité, de l'absolu, du vertige, de la migration et de l'absence... un photographe de grains de sable ?

Comme pour l'abeille pollinisant une fleur d'acacia, la seule justification de l'art est de tendre à l'impossible.

ERIC LE BOT

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