Octobre 17
Octobre 2017 en Jurançon

Octobre 2017,

 

Poésies dans les chais continuent au Domaine Nigri à Monein, mercredi 4 octobre.

Les vendanges battent leur plein, 

A très bientôt dans les coteaux 


Clos Larrouyat, une vision du monde

L’histoire du clos Larrouyat, c’est une histoire de liens. De ceux qui relient et attachent ; l’amour du terroir et du vin. Et un coup de foudre entre Maxime Salharang et Lucie Bouscary. Maxime installe son rêve à Gan sur les terres de son grand-père, conduit son mini-vignoble en biodynamie et écrit l’avenir avec Lucie. Pour le meilleur et pour la vigne.

Au clos Larrouyat les racines sont, en fait, bien plus qu’un héritage matériel, mais bien celui d’un écosystème où la biodiversité existe en harmonie. Maxime Salharang l’a pleinement compris, dès sa prise en charge des lieux, en 2011. Pour préserver et maintenir ce patrimoine naturel, il a mis en place une stratégie de conservation. Et réussi, à force d’obstination, à magnifier cette terre de Gan qui lui a été léguée par son grand-père, Roger Larrouyat, pour en faire le terroir d’un grand vin de Jurançon. Probablement, le plus proche de l’identité d’un vin artisanal. La tête tournée vers le ciel, il s’en remet aux astres et mène les travaux de son vignoble selon le calendrier précis des rythmes cosmiques. Une approche à l’œuvre au prestigieux domaine de Souch où il participe encore à extraire le meilleur de ce que peut donner la terre, la vigne, le vin. Les germes d’un rêve. Le Clos voit, enfin, l’arrivée passionnée et passionnelle de Lucie Bouscary, en 2014… Motivée, sans concession, par leur projet, elle quitte son poste d’ingénieur chez Thalès et préside à la destinée du petit domaine, intégrant totalement son travail dans le respect du biotope. Dévorée, désormais, par la passion du vin, elle se lance à corps perdu dans la biodynamie et cultive leur vigne avec les vers de terre, les herbes folles, et bientôt un cheval de trait. Même s’il y a des choses avec cette méthode qu’on ne sait pas expliquer scientifiquement, peu importe. Ce qui compte, c’est le geste et le respect. Une approche globale où tout est lié, où chaque élément joue son rôle. Activer la vie du sol et renforcer la résistance des plantes en prenant compte du cycle lunaire ; recréer des équilibres avec, bien sûr, les mystérieux « préparas ». Trois ou quatre formules à base d’éléments végétaux et animaux, dilués dans de l’eau « dynamisée », avant d’être pulvérisés sur la vigne. Ici, pas d’engrais, peu de soufre, et du cuivre à dose « mini ». On répand de la bouse de corne pour stimuler l’activité microbienne et pousser les racines à aller plus loin, on vaporise à base de prêle ou de silice pour faciliter la photosynthèse. Et surtout mettre en valeur les sucres et les arômes. Après la grêle, des tisanes de valériane pour la cicatrisation des feuilles et des baies. Et l’on découvre comment ces quelques grammes de substances naturelles peuvent avoir un effet sur la croissance des plantes, les échanges minéraux et la qualité du vin. Une histoire de liens qui unissent les ceps à la terre des lieux, qui lient le ciel à la vigne, qui attachent Lucie et Maxime à un terroir.

Un vin de l’espace

Dans cet océan de vignes qui submerge l’azur, le clos Larrouyat, appuyé contre la montagne pyrénéenne, déroule ses règes parallèles qui s’enfuient jusqu’à l’autre bout du vignoble. Le secret, c’est le sol. Un sol chargé de galets roulés, abandonnés par le gave d’Ossau, depuis des millénaires. Et qui remontent au Diluvium pyrénéen. Un substrat filtrant, en adéquation avec la géologie locale, où la vigne s’enracine plus profondément. Côté cépage, c’est les mansengs que Lucie et Maxime ont choisi de mettre en avant dans leurs vins blancs. Un petit manseng qui séduit et s’exprime pleinement dans les secs et exclusivement dans les moelleux. Un îlot, entouré de chênes centenaires, exposé au sud, a déjà la faveur des vignerons pour planter, l’an prochain, le divin cépage, issu d’une sélection massale du clos Joliette. Ce sont ainsi, deux petites parcelles qui leur permettent de prendre soin avec attention et conscience de 3 hectares de terre vivante. Autre richesse du terroir ; l’engagement de Lucie et Maxime pour favoriser la biodiversité. Leur pari est de parvenir à une véritable symbiose de la vigne et de l’environnement. En plantant des haies, elles deviennent une zone refuge pour la faune auxiliaire. Le but est d’inviter mésanges et passereaux à élire domicile dans les plantations. Les nichoirs participent à la capture des insectes prédateurs. Et les fruitiers, à une floraison échelonnée. Au printemps, il va faire pousser ses vignes au milieu d’un troupeau de moutons d’Ouessant, entre adventices et volailles. En plus de tondre l’herbe, ils apportent de la matière organique, tout comme les poules qui picorent même le chiendent. Ils prélèvent à la nature et lui rendent. Chaque saison appelle une tâche nouvelle. Novembre pluvieux des labours. Lucie butte la vigne, concentrée sur le réglage de la charrue qui passe au plus près des ceps. La terre qui se retourne sous le versoir est symbolique. La voilà prête pour un nouveau cycle, protégée des rigueurs hivernales. « À la Saint Vincent tout dégèle ou tout fend. » Mois difficile où l’on taille et enlève les sarments. Maxime « impose » à la plante un chemin. Place à la « révolution » Poussard ! Un principe simple de taille Guyot qui respecte les flux de sève pour ne pas développer de plaies. L’avantage ? Remettre de la réflexion dans les vignes. C’est à travers cet équilibre fragile où tout n’est pas maîtrisé, où Lucie et Maxime savent le vin qu’ils rêvent de faire que s’inscrit son histoire, faite d’attente, de doutes, d’incertitude et de prises de risques. Un vin de Piémont révélé dans ses plus belles nuances. Un vin touché par la grâce, la finesse et la complexité. Un trésor de vigne qui brille sur les tables de Gravetye Manor, près de Londres, ou des frères Ibarboure, à Bidart… Météore et Phoenix se livrent avec émotion, révélant avec force leur terre d’origine.

Lucie d’Incau

 

Clos Larrouyat
129 chemin Lannegrand
64290 - Gan
Tél : 06 89 27 26 51
Email : maxime.salharang@hotmail.fr


La 15e édition de Poésie dans les chais se poursuit à Lacommande et Monein

L'exposition "AFFLEUREMENT AFFLUENT" de Christophe Clottesse prolonge jusqu'au 15 octobre

Christophe Clottes Artiste plasticien, vie et travaille à Pau. Il produit un travail qui prend la forme d’installations, relevant l’aspect transitoire et le potentiel de décomposition /recomposition de nos environnements.

Rivières, gaves et ruisseaux déplacent la masse des vides de leurs montagnes / Galet, gravier, gravité complice de l’eau pour en dessiner les creux / Ecoulement de temps, liquéfaction de roche, prise des corps dans la brèche puis gisement./ Repartir du sol, d’une sédimentation, dynamique interne, corps inertes / Vibrations sédimentaires, échos de dépôts./ Mémoire des puissances inscrites dans la masse et traces érosives/ Relever la cartographie des contacts internes, presser une image et l’extraire / comme une empreinte. Le minéral sous contrainte ouvre l’espace de sa matière./ Il semblerait que les effondrements rejoignent notre désir d’images /…..

 

Mercredi 4 octobre  au Domaine Nigri à Monein

Libre participation

20 h - Gave "Galerie Montagnaise de Cole Swensen, Didier Bourda, Martin Antiphon 

Cole Swensen et Didier Bourda ont invité le designer sonore Martin Antiphon à mixer leurs textes et voix, autour du Gave de Pau, et autres eaux bien plus lointaines. Lentement, morceau après morceau, suture après suture, le corps d’écrits récupérés prend forme sur la table de mixage… Le texte mis à plat sur cette surface en deux dimensions comprend dès lors plusieurs niveaux, plusieurs plans, plusieurs cadres ou plusieurs séquences, plusieurs tailles, plusieurs blocs, plusieurs sons, plusieurs langues (le français, l’anglais, le gascon, le basque, l’amérindien) des deux côtés de l’Atlantique…

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Exposition "Tableaux et Totems" à La Commanderie de Lacommande à partir du 21 octobre
de Pilar Pereda 
Vernissage vendredi 20 octobre à 18 h 30 

 

Pilar Oeraeda est une artiste autodidacte d'Orthez

..."En 2011, après une visite au musée du Quai Branly, je suis sous le choc devant l'art aborigène, et quand je rentre chez moi je me mets à faire des points partout, toile, totems en bois de récupération, bois flotté, pierres"

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Mets & vins

Le 19 octobre 2017, Le Domaine du Cinquau avec les restaurateurs connus du terroir Eric Dequin, étoilé au Guide MICHELIN FR , et Philippe Camdeborde, créateurs de Toques et Gourmandises , Olivier Nicolau, l'étoile montante de la cuisine béarnaise dans son restaurant de Lescar L' Arraditz vous invitent à venir apprécier et découvrir leurs créations pour votre plus grande émotion gustative.

Prix : 78.50€ / personne

Réservations / renseignements 05 59 83 10 41 – contact@cinquau.fr
www.cinquau.fr rubrique "Actualités"
achat des places en ligne sur notre site en suivant ce lien

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Concert de l'orchestre de Pau
Dimanche 22 octobre à 18 h à Monein

Concerto pour violon en ré majeur de Johannes BRAHMS 

Symphonie N°7 en ré mineur d'Antonin DVORAK
Participation du collège de Monein et de l'Encantada

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La Route des Vins du Jurançon est partenaire 



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